Mise en demeure de payer un loyer impayé

À envoyer quand la relance amiable est restée sans effet. Elle fixe un délai de paiement et annonce, de façon factuelle, les suites prévues par la loi.

Envoi : Lettre recommandée avec avis de réception

Modèle vérifié le par Pierre F., sur les sources officielles citées en bas de page.

1. Vous et votre locataire
2. Le courrier
Par exemple « septembre 2026 » ou « août et septembre 2026 ».
La loi n’impose pas de délai : 8 à 15 jours est l’usage. Avec Visale, la mise en demeure se fait « sous huitaine » : le délai de 8 jours est alors appliqué d’office.
Facultatif. Laissez vide si vous n’avez pas envoyé de relance.
Votre acte de caution précise si elle est solidaire ou simple.
3. Signature

Avant d’envoyer

  • Ne coupez jamais l’eau ou l’électricité, ne changez pas les serrures, ne retenez pas les affaires du locataire : seul le juge peut ordonner une expulsion.
  • Le commandement de payer est délivré par un commissaire de justice, pas par vous.
  • Pour une dette de 5 000 € ou moins, une tentative de conciliation est en principe obligatoire avant de demander au juge la résiliation du bail.
  • Si le locataire perçoit une aide au logement, signalez l’impayé à la Caf ou à la MSA dès qu’il atteint le seuil prévu.
  • Avec Visale : envoyez la mise en demeure dans les 15 jours qui suivent l’impayé, avec un délai de huit jours (« sous huitaine »), puis déclarez l’impayé selon la fiche Visale.
  • Une caution simple ne peut être sollicitée qu’après un commandement de payer resté sans effet ; une caution solidaire, dès le premier impayé.

Loyer impayé : les étapes, de la relance à la procédure

Quand envoyer une mise en demeure ?

Quand la relance amiable n’a rien donné, ou que plusieurs échéances sont impayées. service-public.fr la présente comme l’étape qui suit la lettre simple, par lettre recommandée avec avis de réception. Gardez l’avis de réception et une copie de la lettre.

Quel délai laisser ?

La loi ne fixe pas de délai pour une mise en demeure. Un délai de 8 à 15 jours est l’usage : assez court pour marquer le sérieux de la démarche, assez long pour permettre au locataire de réunir la somme.

Ce qui se passe ensuite

Si la dette n’est pas réglée :

  1. La garantie : réclamez la somme au garant solidaire (un garant simple, après le commandement de payer), ou déclarez l’impayé à Visale ou à votre assureur dans les délais du contrat.
  2. La conciliation : pour une dette de 5 000 € ou moins, elle est en principe obligatoire avant de demander au juge la résiliation du bail (conciliateur de justice gratuit ou médiateur).
  3. Le commandement de payer : il est délivré par un commissaire de justice au locataire, puis à sa caution. Le locataire a alors 6 semaines pour payer, ou 2 mois si son bail, signé avant le 29 juillet 2023, prévoit ce délai dans sa clause résolutoire. Le commissaire de justice signale le commandement à la Ccapex, la commission de prévention des expulsions, dans les cas prévus par la loi.
  4. Le juge : sans paiement ni accord, vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection.

Les erreurs fréquentes

  • Annoncer des mesures que la loi interdit, comme une coupure d’eau ou un changement de serrure : seul le juge peut ordonner une expulsion.
  • Oublier le signalement à la Caf ou à la MSA quand le locataire perçoit une aide au logement.
  • Laisser la dette grossir pendant des mois avant d’agir.

Questions fréquentes

La mise en demeure est-elle obligatoire avant le commandement de payer ?

service-public.fr la présente comme une démarche amiable, conseillée avant le commandement. Elle montre votre bonne foi et peut suffire à débloquer la situation.

Puis-je l’envoyer par e-mail ?

Préférez la lettre recommandée avec avis de réception : elle prouve la date de réception, ce qu’un e-mail ne permet pas toujours.

Le locataire propose de payer en plusieurs fois : dois-je accepter ?

Rien ne vous y oblige, mais c’est souvent la solution la plus rapide. Mettez l’accord par écrit, avec les montants et les dates.

Sources

Ce modèle est une aide à la rédaction, à adapter à votre situation. Il ne remplace pas un conseil juridique : l'ADIL de votre département vous conseille gratuitement.